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Turquie: Nouvelle prolongation d'un mois de la trêve du PKK contre Ankara


Jeudi 30 septembre 2010 à 16h49

ANKARA, 30 sept 2010 (AFP) — Les rebelles kurdes de Turquie ont annoncé jeudi avoir prolongé d'un mois leur trêve contre les forces turques, affirmant que celle-ci pourrait être étendue sine die si le dialogue engagé indirectement avec Ankara porte ses fruits pour une solution pacifique du conflit kurde.

La décision du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), qui mène une lutte autonomiste contre les forces d'Ankara depuis 1984, a été annoncée dans le nord de l'Irak par son commandant militaire Murat Karayilan, rapporte l'agence kurde Firat sur son site internet.

Le PKK va procéder à "un examen de la situation dans un mois et, si nécessaire, pourrait prolonger son cessez-le-feu à une date indéterminée si les efforts pacifiques portent leur fruit", a-t-il dit, selon l'agence.

Le mouvement armé avait déclaré un arrêt dans ses opérations en août jusqu'à la mi-septembre. La trêve avait ensuite été prolongée.

Le gouvernement turc a multiplié ces dernières semaines les démarches, en Turquie même mais aussi à Washington et Erbil (Kurdistan irakien), pour tenter de trouver un règlement au conflit qui a fait 45.000 morts depuis 1984.

Les autorités ont engagé un dialogue en Turquie avec des politiciens kurdes, réputés être proches du PKK, mais aussi plus secrètement avec le chef rebelle kurde Abdullah Öcalan, emprisonné à vie en Turquie depuis 1999.

Le gouvernement turc a aussi en parallèle entrepris des initiatives auprès de l'administration autonome Kurde d'Irak qui contrôle une zone où sont situés les repaires du PKK, ainsi qu'auprès des Américains.

Les Etats-Unis sont concernés par le problème: ils fournissent à l'armée turque des renseignements sur les rebelles, et ont une influence sur le sort du PKK en Irak, du fait de leur proximité avec les Kurdes irakiens et de leur présence en Irak.

Le PKK est considéré comme une organisation terroriste par la Turquie et de nombreux pays.

Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.