Page Précédente

Syrie: 16 militaires tués dans une attaque de jihadistes


Mercredi 12 juin 2024 à 16h05

Beyrouth, 12 juin 2024 (AFP) — Seize militaires de l'armée syrienne ont été tués dans une attaque du groupe Etat islamique (EI) et dans l'explosion de mines posées par les jihadistes dans le désert syrien, a indiqué mercredi l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

Ces forces menaient une opération de ratissage dans la région désertique de Sukhna dans la province de Homs, sous couverture aérienne russe, a précisé l'ONG basée au Royaume-Uni qui dispose d'un réseau de sources en Syrie.

"Seize membres des forces du régime, dont un officier supérieur, ont été tués lorsqu'ils sont entrés dans un champ de mines et ont été la cible d'une attaque du groupe EI", a indiqué l'OSDH.

L'EI a pris le contrôle de pans entiers de la Syrie et de l'Irak en 2014, proclamant son "califat" et imposant un règne de terreur avant d'être défait en 2019 par une coalition internationale dirigée par les Etats-Unis et les forces kurdes.

Depuis, des jihadistes se sont repliés sur le vaste désert syrien et continuent de mener des attaques meurtrières.

Début juin, six bergers avaient été tués dans une attaque de l'EI dans la province de Homs, selon l'OSDH.

Depuis le début de l'année, au moins 348 soldats et combattants de groupes alliés au régime ont été tués dans des attaques, embuscades et explosions du groupe, notamment dans les provinces de Deir Ezzor, Homs et Raqqa, d'après l'ONG.

Un rapport des Nations unies publié en janvier a estimé que le nombre de combattants de l'EI en Irak et en Syrie variait entre "3.000 et 5.000" et que le vaste désert de la Badia en Syrie servait "de centre logistique et d'opérations" pour le groupe dans ce pays.

La guerre en Syrie, déclenchée en 2011 après la répression brutale par le pouvoir des manifestations prodémocratie, a fait plus d'un demi-million de morts et morcelé le pays.

Les mines constituent une importante menace pour plus de 14 millions de personnes dans ce pays, selon l'ONU.

Lors d'une interview avec l'AFP mardi à Damas, Joseph McCartan, du Service de la lutte antimines des Nations Unies (UNMAS) en Syrie a déclaré que l'organisme avait besoin de 26 millions de dollars pour ses programmes en 2024.

"Les opérations de déminage sont assez coûteuses et la zone soupçonnée d'être contaminée en Syrie est assez vaste", a-t-il souligné.

Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.