Jeudi 4 decembre 2014 à 12h00Lemonde.fr
Dès que le soleil se couche sur les montagnes de Kobané, les premières frappes de la coalition commencent à retentir. Elles viennent presque toujours par deux, comme un terrible écho. D’abord, le moteur de l’avion, puis les explosions, très rapprochées, font vibrer les murs des dernières maisons encore intactes. « Au moins, ici, on n’a pas besoin de craindre que les bombes nous tombent dessus, comme dans le reste de la Syrie », plaisante Mustapha en regardant le ciel. Au début de la révolution, ce jeune homme travaillait à Alep, dans le nord de la Syrie. Là-bas, il a connu la violence des barils d’explosifs que largue le régime du président Bachar Al-Assad sur sa population.